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Test photo de la redac’ – Le Nikon D5200

Ecrit par Pierre-Bernard. Publié dans Matériels et Logiciel, Tests, Tests boitiers photo

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D5200-une

Publié le février 28, 2013 avec Pas de commentaire

D5200-FaceAvD5200-FaceArLe D5200 de Nikon est le successeur du D5100. C’est le boitier milieu de gamme amateur s’intercalant entre le D3200 et le D7000 ou le nouveau D7100 (voir cet article). C’est aussi le concurrent direct du Canon 650D. Le boitier se veut ambitieux sur sa fiche technique. Un autofocus performant, un capteur 24MP un écran orientable, le tout géré par un processeur puissant l’expeed 3 … Mais qu’en est-il vraiment ?

Présentation du boîtier
Dès le déballage, on sent que l’on est en présence d’un boitier amateur : compact, léger. La construction est bonne, les finitions propres ne dérogeant pas des constructions habituelles de Nikon. La prise en main est correcte sans plus. Avec des mains un peu grandes, vous aurez un peu de mal à bien les placer, et vous vous sentirez peut-être à l’étroit. Comme pour son prédécesseur, les commandes tombent naturellement sur la main droite, et des fonctions essentielles appelées par la touche « Fn » paramétrable tombent sous l’index gauche. Ce bouton « Fn »  étant très proche de la mise en fonction du flash, il m’est souvent arrivé de l’ouvrir en voulant changer les Isos, fonction d’origine de « Fn ».
Avec une dimension de 129x98x78 mm et un poids de 555g (boitier nu en fonction), nous sommes en présence d’un boitier compact, qui tiendra aisément dans une petite sacoche photo. Testé avec le 18/55 VR j’ai trouvé que l’objectif paraissait très proéminent par rapport au boitier, et pour cette plage focale.
Le boitier est décliné en 3 couleurs noir, bronze ou rouge.

Le capteur
C’est un capteur Cmos de 24,1 MP, aux dimensions DX :23,5 * 15,6 mm. Fabriqué par Toshiba (voir notre article), ce capteur est entièrement nouveau, et différent de celui qui équipe le D3200. Bien que la tendance actuelle soit de s’affranchir du filtre passe-bas, le D5200 en est encore pourvu. Avec une plage Isos de 100-6400 isos on peut passer en mode H1 ou H2 (jusqu’à 25600 Isos). Le capteur est équipé d’un système anti-poussière et de capture d’images référentes pour une suppression en post-production sous Capture NX (en option).D5200-capteur

Autofocus
C’est avec le capteur une des belles évolutions du D5200 : directement dérivé du D7000, le système autofocus est un module Multi-CAM 4800DX doté de 39 collimateurs dont 9 en croix, pour une plage de détection allant de -1 à +19 IL. On peut limiter la sélection des capteurs à 11 points ou utiliser la totalité des 39 points. Les différents modes d’autofocus sont :
- AF sur un point sélectionné (plus vous restez sur la zone centrale, meilleure est la détection).
- AF avec zone dynamique 9,21 ou 39 points.
- AF avec suivi 3D
- AF avec sélection de zones automatiquement.
La qualité de l’autofocus est très proche de celui d’un D7000, et il ne vous fera pas défaut quand vous ferez appel à lui sur des sujets en mouvement. J’ai testé avec succès un suivi d’oiseau en vol au 300mm en mesure AF 3D, et j’ai eu le même taux de réussite qu’avec un D7000. En revanche sur des sujets peu contrastés et dans un environnement sombre, l’autofocus sera plus hésitant, plus lent, même s’ il accrochera son sujet au final.

Obturateur
De type plan focal à translation verticale (rideau) il est contrôlé électroniquement. Sa plage de vitesse est de 1/4000e à 30s et pourra être augmenté en pose B ou T. Une vitesse de synchronisation du flash est annoncée à 1/200e ce qui reste correct bien qu’un peu faible pour l’amateur de photos aux flash.
Une cadence de prise de vue de 5 img/s est aujourd’hui très correcte au regard de ce que l’on peut trouver chez les boitiers haut de gamme du constructeur Nikon comme le D800 et ses ridicules 4,5 img/s ! A force d’augmenter la taille des images, les buffers sont de plus en plus vite saturés et les rafales de plus en plus faibles ! Nous n’avons trouvé aucune indication sur la durée de vie de l’obturateur.
Vous retrouverez les traditionnels modes de déclenchement : vue par vue, continu L (3img/s), continu H (5img/s).

Mesure de lumière
Nikon nous propose là une belle avancée et on passe d’une analyse de la lumière de RVB 420 pixels de son prédécesseur le D5100 à RVB 2016 pixels, ce qui n’est ni plus, ni moins que le système de mesure des D7000 et D600. Une belle avancée pour ce boitier amateur. Avec une plage de 0 à 20 IL en mesure spot et de 2 à 20 IL pour les autres méthodes, la mesure se fera donc d’une manière correcte dans la plupart des situations.

Isos
Avec une plage allant de 100 à 6400 Isos, vous aurez la possibilité de pousser encore de +2 Il pour atteindre une valeur de 25600 Isos. Nikon nous fait clairement comprendre que ces 2 valeurs extrêmes notée H1 et H2 ne sont pas là pour être utilisées quotidiennement. Elles seront à réserver dans les cas où vous ne pourrez pas faire autrement.
Je vous conseille de rester dans des valeurs raisonnables, et de ne pas chercher à trop souvent dépasser les 3200 Isos qui seront pleinement exploitables surtout si vous développez vos RAW.

Flash
Avec un nombre guide de 12, le flash restera un flash d’appoint. Le contrôle du flash est de type i-TTL utilisant le capteur de lumière RVB-2016 photosites. Vous pourrez doser votre lumière flash avec la lumière ambiante (Fill-in). Pourvu de tous les modes importants pour le contrôle du flash, (sychro lente, auto, atténuation des yeux rouges, synchro sur le second rideau …). En mode flash auto, le flash sera ouvert automatiquement en cas de besoin. Vous pourrez aussi utiliser le mode d’éclairage créatif Nikon (CLS) avec des flash compatibles comme flash principal, 2 groupes de flashs sont possibles (3 avec un cobra). Le Nikon D5200 autorise une synchronisation du flash au 1/200e.D5200-flash

Viseur
Le viseur, de type pentamiroir, reste un point noir sur cet appareil. Petit avec un dégagement oculaire qui ne ravira pas les porteurs de lunettes, il reste quand même assez lumineux. Avec une couverture de 95% et un grossissement de 0.78* ce viseur n’est pas un modèle de visée, et on aura plus le sentiment de mettre un œil dans un trou de serrure que de viser dans un réflex. Vous pourrez le régler à votre vue grâce à la présence du réglage dioptrique (de -1,7 à +0.7)

L’écran
Le d5200 est pourvu d’un très bel écran, ce qui compensera sa visée optique modeste. De type TFT, il a une diagonale de 7,5 cm et est composé de 921 000 pixels. Très lumineux et avec de belles couleurs, il est agréable à utiliser. Je n’ai pas pu vérifier en plein soleil, mais je pense qu’il doit bien se tenir dans cette situation. Il permet d’être orienté, vous pourrez ainsi faire des photos dans des angles de vue originaux. Autre avantage, pour le transport votre écran sera parfaitement protégé contre le corps de votre boitier.D5200-ecran-fermé D5200-écran

Mode de prise de vue
Comme tout reflex, on retrouve les modes M,A,S,P, Auto, Auto sans flash, mais aucun mode pour des réglages personnalisés.
Un mode scène propose différentes possibilités en fonction du type de sujet. Il suffit de tourner la molette principale pour choisir parmi les 16 modes proposés.
Certains sont originaux et devraient intéresser les passionnés , comme le Low Key et le High Key. On y retrouve aussi les modes portraits, contre-jour, portraits de nuit, enfant, plage-neige, gros plan, sport, paysage, fête-intérieur, couleurs d’automne pour ne citer que les principaux. Il est important de noter que la détection de visage est activée sur tous ces modes. Ces modes scènes seront appréciés par ceux qui veulent ne pas toucher aux réglages experts, et réussir des photos facilement en gardant une touche de créativité.
A cela s’ajoute :
- un mode « effets » qui permettra de réaliser des effets originaux sur vos photos et sur vos vidéos. Par exemple, vous pourrez jouer avec les couleurs sélectives ou encore réaliser un effet miniature (tilt-shift)
- un mode HDR qui combine 2 photos pour capturer une plus grande dynamique (préférable sur des sujets immobiles)
- un mode D-Lighting actif, permettant de restituer du détail dans les zones sombres.

Vidéo
Comme tout appareil suivant la tendance, ce dernier permet de faire des vidéo H.264/MPEG-4 AVC au format MOV. Les vidéos Full HD (1080p) sont enregistrées en 50i ou 60i, ce qui permet des ralentis de très grande qualité. Bien sûr, vous pourrez enregistrer vos vidéo en Full HD aux cadences classiques de 30p, 25p ou 24p. Le son est enregistré en stéréo avec la possibilité d’en régler la sensibilité, mais vous ne pourrez pas le contrôler en raison de l’absence d’une prise casque !
Grâce au mode AF D-Movie vous pourrez filmer en vidéo écran. Vous conserverez une mise au point précise grâce à un autofocus permanent (AF-F), les fonctions de suivi du sujet et de reconnaissance des visages resteront actifs en mode vidéo.

Supports d’enregistrement
Un seul logement pour une carte SD, et avec ses 24 MP, pensez à avoir de la mémoire d’avance. Vous pourrez compter environ 50 RAW+JPG pour 1 Go de mémoire. Le support d’enregistrement est compatible avec les cartes SD, SDHC et SDXC compatible UHS-I.

Connectique
Plutôt complète pour un boitier de ce genre vous retrouverez une USB High-speed, une sortie vidéo NTSC, PAL, un connecteur HDMI minibroche type C, une prise accessoire pour télécommande filaire, sans fil ou un module GPS. Le tout est protégé par un volet souple et caoutchouteux. Malheureusement toujours pas d’USB 3, qui pourtant semble devenir la norme actuelle.
Enfin n’oublions pas l’introduction d’une prise d’enregistrement audio en stéréo (jack mini stéréo), c’est une belle avancée pour améliorer la prise de son, qui ne pourra être contrôlée en raison de l’absence de prise casque, un peu dommage …

Construction
Bien que la prise en main soit clairement difficile pour des grosses mains, il n’en reste pas moins que la construction semble correcte et bien finie. Les positions des commandes sont bien pensées et tombent assez naturellement sous les doigts. Pas d’alliage comme sur les boitiers haut de gamme, il n’en reste pas moins que la construction soignée inspire confiance. Je resterai prudent pour la rotule de l’écran dont la souplesse ne me garantit pas une solidité à toute épreuve …

Ergonomie
On sent que Nikon a du métier en matière d’ergonomie. Et les évolutions au fil des modèles, nous montrent que Nikon prend note des remarques des utilisateurs et on peut vraiment dire que ce petit boitier est facile d’utilisation. J’ai particulièrement apprécié 2 points, un Live-View accessible par un contacteur sous le sélecteur de modes. Et un bouton dédié à l’enregistrement vidéo proche du déclencheur mais plus petit pour éviter la confusion. C’est pratique, c’est rapide, un bon point.

Performances et autonomie
Avec une rafale de 5 img/s ce boitier amateur tient la cadence; pour rappel, le D800 est à 4,5 img/sec et le D600 à 5,5 img/sec. En revanche n’espérez pas faire trop de photos d’action, le buffer se sature très vite et vous ne dépasserez pas les 6 images, puis il lui faudra 20 sec pour les digérer. La carte testée était une class 10.
Une autonomie confortable de 500 vues environ est assurée par l’accumulateur Li-ion EN-EL14 de 1030 mAh. Comptez environ 40 minutes de vidéo.

Qualité des images
Nous vous proposons une comparatif des résultats bruts donnés par le site DXOMark, avec en comparaison son concurrent direct le 650D et son petit frère le D3200.
DXOcomparatif-dxo-d5200
Avec un très bon score, le D5200 n’a rien à envier à son grand frère l’actuel D7000 et est très en avance face au canon. La dynamique sera particulièrement appréciable et vous en tirerez le maximum en exploitant le format Brut .NEF (ou RAW)
La totalité du test en suivant ce lien
Le site DXO Labs

Pour cette série, nous avons utilisé les réglages suivants:
- Objectif : 18-55mm f/3.5-5.6G AF-S VR DX NIKKOR
- Focale : 35mm (eq. 52.5 mm en 24*36)
- Mode : Priorité ouverture
- Ouverture : f/8.0
- Balance des blancs : Auto
- Espace colorimétrique : Adobe RVB
- Format de fichier : Jpeg fine
- Effet photo : Off
- Effet peau douce : Off
- Mode créatif : Standard
- Option Dynamique HDR :  Off
- Réduction de bruit ISO élevé : Normal

Image de référence à 100 ISOD5200-100Isos

D5200-100Isos-100

Crop 100% à 100 Isos – Cliquez sur l’image pour l’afficher en haute résolution – Environ 7 Mo

D5200-200Isis-100

Crop 100% à 200 Isos – Cliquez sur l’image pour l’afficher en haute résolution – Environ 8 Mo

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Crop 100% à 400 Isos – Cliquez sur l’image pour l’afficher en haute résolution – Environ 9 Mo

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Crop 100% à 800 Isos – Cliquez sur l’image pour l’afficher en haute résolution – Environ 10 Mo

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Crop 100% à 1600 Isos – Cliquez sur l’image pour l’afficher en haute résolution – Environ 11 Mo

D5200-3200Isos-100

Crop 100% à 3200 Isos – Cliquez sur l’image pour l’afficher en haute résolution – Environ 13 Mo

D5200-6400Isos-100

Crop 100% à 6400 Isos – Cliquez sur l’image pour l’afficher en haute résolution – Environ 14 Mo

D5200-H1Isos-100

Crop 100% à H1 Isos – Cliquez sur l’image pour l’afficher en haute résolution – Environ 12 Mo

D5200-H2Isos-100

Crop 100% à H2 Isos – Cliquez sur l’image pour l’afficher en haute résolution – Environ 12 Mo


Conclusion
Bien que le gabarit nous donne le sentiment d’un boitier amateur, il n’en reste pas moins qu’il est de très bonne facture. La qualité des images est de très bon niveau et les 24,1MP vous permettront des recadrages importants en gardant un nombre de pixels suffisants pour réaliser de belles impressions. Je ne saurais trop vous conseiller de le prendre en main avant de l’acheter. Même sans avoir de grosses mains la prise n’est pas évidente.
Le D5200 est un boitier ayant de très belles possibilités, tant pour l’amateur du tout auto, que pour l’expert qui désire prendre les commandes. Et si en plus vous développez vos RAW, vous pourrez sortir de belles images jusqu’à 3200 isos sans aucun problème, avec en prime une très belle dynamique.

Tarifs
Boitier nu au prix de 748,90€ chez Miss Numerique
Boitier en kit avec le 18/55Vr au prix de 849,00€ chez Amazon

up
  • Capteur bien défini 24,1 MP
  • Qualité des images
  • Gestion du bruit jusqu’à 3200 isos voir 6400 (RAW)
  • Réactivité
  • Fonctions vidéo avec son stéréo
down
  • Prise en main
  • Fragilité de la rotule d’écran
  • Trappes un peu cheap
  • Ergonomie des menus un peu déroutante parfois
  • Pas de tropicalisation (même légère à la poussière ou bruine)

(toutes les photos des produits ont été fournies par Nikon)

© Pixelistes

à-propos Pierre-Bernard

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