Merci.
C'est vrai que chasser les orages est une activité passionnante (Mon pote Olivephoto sera le premier à vous le dire)...
Commençant de fait et par expèrience à être assez calés sur le sujet (vive l'empirisme!), nos photos (Nous sommes plusieurs à faire ça) permettent d'outrepasser l'aspect esthétique de l'éclair en lui même pour dévoiler les mystères qui se cachent au sein des Cumulonimbus (que nous appelerons CB).
Je m'explique...
Il n'existe pas un seul type d'orages.
En fait il existe d'innombrables catégories, des faibles, comme des puissants.... Ceux qui sont isolés(orages monocellulaires), regroupés (multicellulaires), en lignes (les squall lines), les supercellules génératrices de tornades...
Parmis ces groupes existent des sous-variétés... Cycliques, à pulsations, en essaim, des masses d'air différentes (Traine, frontal, pré-frontal, caniculaire, sans compter les marais barométriques...)
Bref, chaque orage est unique, vous l'aurez compris et des zones d'ombres existent sur les conditions d'électrisation, les variétés, certains éclairs ect... La chasse et la manière dont nous utilisons nos images.
En générale, celles-ci sont mises en relation avec les images satellites et radars, les cartes atmosphériques afin de mieux appréhender les futurs phénomènes auxquels nous serons confrontés.
Pour ceux que ça intéresse, voici un lien vers de petits articles que j'écris sur des orages remarquables.
(Pas très mis à jour, mais avec quelques dossier comme même)
http://orages.bleublog.ch/p30.html
Pour vous rendre comte de ces variétés, je vous propose quelques images éloquantes...
Sur cette image, nous voyons deux petits orages orographiques, classés comme orages monocellulaires mobiles. (leur naissance est due à un forçage causé par les reliefs Alpins) caniculaires.
Les sommets nuageux sont soufflés par les vents d'altitudes (cisaillement directionnel des vents).
Le nuage orageux de gauche est à maturité tandis qu'un nuage orageux à droite doit débuter son activité électrique.
Le cisaillement des venst (accélération des vents aux différentes altitudes de l'atmosphère) permet d'assurer une longévité relativement à ces orages.
Malgrès tout, ceux-ci ne doivent pas être très violents (les enclumes sont assez peu épaisses -enclume désigne le sommet nuageux- et ils occupent relativement d'espace).
L'activité électrique fut en effet faible et cantonnée en altitude (Observation faite après consultation des cartes de foudre).
Dans le cas contraire, si nous nous fions à l'observation des nuages orageux, nous pouvons prendre le cas du 21 Juillet 2006.
Nous voyons un Cumulonimbus à maturité. Celui-ci est lié à une convergeance des vents qui survient au sein d'une masse d'air caniculaire.
L'alimentation en air chaud et humide est assuré par les nuages bouillonant.
L'enclume est très épaisse est boursoufflée (signe de grèle) et des éclairs extranuageux jaillissent d'un peu partout.
L'orage en lui même semble parfaitement organisé (cisaillement directionnel (les vents circulent de manière différentes aux différents étages de l'atmosphère) et cisaillement de vitesse accélération des vents en haute altitude -Cela favorise les orages violents et gréligènes-).
Visuellement cela se voit à la gueule du nuage.
Ici l'alimentation se fait par l'ouest (nuage bouillonant), la circulation générale du CB est sud-ouest, tandis que l'enclume s'étire soufflée par un vent de sud-est.
En fait il est essentiel de bien saisir ces distinction pour comprendre les orages.
Le moteur de l'orage est le
courant ascendant, il se traduit visuellement par des nuages bouillonants de loin et de plus près par des bases nuageuses sombres et très basses. C'est lui qui fournit au nuage orageux chaleur et humidité nécessaire au phénomène d'électrisation du nuage, ainsi qu'aux précipitations.
Il y a le courant descendant qui se traduit visuellement par un rideau de précipitation.
C'est celui-ci qui destructure l'orage.
Il est accompagné de fortes rafales de vents (divergeance de l'air écrasé par le poid des précipitations) et refroidi l'air environnant de l'orage qui àbesoin de chaleur et d'humidité pour vivre.
C'est pourquoi le cisaillement des vents est essentiel car il permet de déporter les courants descendants loin de la zone d'alimentation de l'orage et de maintenir un certain équilibre.
Bon je m'excuse pour ce cour magistrale, mais je tenais à partager avec vous quelques notions pour ceux qui seraient tentés de s'essayer à cette passionante pratique.