Mais je suis assez content de la façon dont cela s'est passé :
J'ai assisté à un terrible orage en Toscane le 15 août.
Le ciel commençait à se couvrir, à Pienza. Au loin quelques éclairs, et le tonnerre grondait.
Les gens regardaient encore les bâtiments, comme s'ils n'étaient pas concernés par ce qui se passait à l'horizon.
La lumière était belle, vous savez, sur un ciel gris sombre, vous avez dû voir ça dans votre vie. Je voulais profiter de cette lumière, et m'attardais à faire quelques photos, qui de belles qu'elles étaient dans le décor toscan, avec ses collines douces, en devenaient plus tragiques avec ce ciel noir.
L'orage se rapprochait, les éclairs tombaient encore à l'horizon, mais un peu moins loin, le tonnerre suivait de plus près les éclairs.
Quelques gouttes, petites d'abord, puis de plus en plus grosses, mais encore rares !
Chantal, mon épouse, me dit : je vais à la voiture, il pleut trop. Va, lui dis-je ! Je reste ! Ma phrase s'est perdue dans le tonnerre, elle était déjà partie, comme tout le monde d'ailleurs ! Je restais seul ! La pluie commençait à tomber dru.
Je m'appuyais sur un muret en pierre, et je posais mon bras tenant mon D3 et le 70-200, et je fixais les éclairs à l'horizon. Un déclenchement, puis un autre !
Pas de chance, chaque fois que je déclenchais, c'était avec un temps de retard, la foudre, vive comme l'éclair (que c'est beau, n'est-ce pas !), était déjà tombée, et ma photo n'avait que le gris du ciel et de la campagne dans l'ombre.
Je recommençais 3, 4, 5, dix fois, l'éclair était plus rapide.
Je décidais alors de déclencher en rafale*. Et d'appuyer avant que l'éclair ne jaillisse ! peut-être pour rien...
Je tentais, une fois, rien, deux fois, rien ! A la troisième rafale*, ZZZZZZ, Broumm !
L'éclair était dans la boite, sur deux photos : sur la première, violent, intense, rouge, qui avait éclairé le ciel et la terre, au point d'impact. Sur la seconde, un peu moins fort, un peu moins rouge, le nuage d'origine et la terre moins éclairés.
Je regardais mes photos, en n'en revenant pas, ébahi d'avoir fait ça, heureux comme un gosse, je courus alors à la voiture pour m'abriter et regarder ces quelques photos. Je les montrais à Chantal, qui apprécia.
Voici venir l'orage :
Ga 1
Ga 2
Ga 3
Ga 4
Ga 5
La suite demain matin (ce matin après avoir dormi un peu)










