et bien nous y voilà !
une toute autre approche, mettre de l'humain dans ces limbes, dans ces no man's land où souvent seules les pierres ont conservé la mémoire des lieux...
la composition est pensée, l'AP dans l'économie de l'ensemble est bien équilibré et les sujets placés en un point fort. En cela je dirais q'elle est très classique.
Bien entendu, le sujet, le décor le sont moins, c'est ce qui crée le décalage.
Néanmoins trois choses me chagrinent :
- la légère plongée a tendance à écraser la scène qui, par son mouvement de danse imprimé aux corps, est pourtant dynamique. J'aurais vu l'inverse, ce qu'on fait en photo de danse en fait, c'est-à-dire une contre-plongée.
- placer les danseurs dans le rai de lumière est bien sûr une excellente idée, mais celui-ci est trop dur, il vient briser l'élan et s'ajoute à la plongée comme effet pas très heureux à mon sens. Je vois en revanche une lumière plus filtrée....
- la position du danseur : il m'a l'air un peu coincé le garçon ! il va vers sa partenaire tout en donnant le sentiment de se retenir vers l'arrière.
Pour que l'opposition avec la friche fonctionne vraiment, la sensualité et un sentiment de liberté des corps me semblent nécessaires.
dans l'image que tu nous montres, je pense inévitablement au tango, qui ne l'oublions pas, est dans ses origines avant tout une danse de rue des faubourgs (très !) pauvres de Buenos aires... l'allusion est-elle voulue ?