par
helveto
» Vendredi 23 Mai 2008 14:27
Bonjour,
en numérique comme en argentique, le flashmètre est très utile dès que l'on utilise des sources de lumières multiples ou des flash (flash de studio, par exemple) qui ne sont pas asservis à l'appareil de photo (asservissement TTL ou iTTL avec le matériel Nikon). Les flashmètres sont capables de mesurer avec une précision atteignant le 1/10ème de diaphragme, et peuvent souvent mesurer également la lumière continue ou un mélange des deux. La plupart du temps on mesure au flashmètre la lumière incidente tombant sur le sujet, en tenant l'appareil de mesure sur le sujet, avec la demi-sphère diffusante dirigée vers l'objectif de l'appareil de photo. De cette façon on obtient une mesure indépendante de la réflectivité du sujet. Pour des mesures en lumière réfléchie on doit généralement remplacer la demi-sphère diffusante par un accessoire idoine, soit un disque percé d'un trou central (mesure sur un angle assez large), soit un viseur spot, généralement 5 ou 10 °.
Dans le cas de la mesure de lumière réfléchie, soit on vise une carte gris neutre à 18% de réflectivité posée sur le sujet, soit on fait deux mesures, une sur la partie la plus claire et l'autre sur la partie la plus foncée du sujet, et on calcule l'ouverture optimale entre ces deux extrêmes. Je possède un flashmètre Minolta IV qui est capable d'indiquer directement le diaphragme idéal si on presse une touche indiquant si la mesure par réflexion a été faite sur la zone la plus sombre, moyenne, ou la plus claire.
En studio, la mesure en lumière incidente est utilisée dans la plupart des cas car elle est la plus fiable. On doit très souvent corriger la valeur indiquée par le flashmètre pour tenir compte des filtres utilisés sur l'objectif, ainsi que du rapport de reproduction.
Voilà quelques éclaircissements sur le rôle du flashmètre, qui est loin d'être un appareil obsolète.
Amitiés