Tu sais, Fred_pol, je ne suis pas loin de penser comme toi sur les évolutions technlogiques (au sens large).
Mais pour la photo on est dans une phase de révolution (argentique/numérique) qui n'est pas terminée. Et pendant cette phase de révolution, des places se prennent, d'autres se perdent, certains tirent les marrons du feu, d'autres fondent les plombs.
Le côté "chacun à son rythme" est parfaitement applicable sur un marché mâture et stable. Mais pas sur un marché en mutation rapide et en expension forte. Trop lent, tu meurs.
Canon a compris avant les autres que sur un marché en mutation, celui qui bouge 1) le premier 2) le plus vite gagne à la fin.
Tous les autres ont tardé à le faire. Certains sont morts (KM chez Sony, Pentax récupéré par Hoya, d'autres en état de faillite plus ou moins virtuelle -Oly, Leica et d'autres).
Nikon a réussi sa mutation, mais de justesse. En laissant des plumes sur le marché pro.
Quand je dis "Nikon is back" c'est parceque sur le haut de gamme et certains marchés "pro", ils se donnent les moyens de revenir avec les D3/300. Ils remettent même la pression sur leur grand rival, chose que jusqu'à maintenant, ils avaient eu du mal à faire.
Pression sur l'entrée de gamme (plus facile d'accès et moins chère avec D40/40X) et maintenant sur la haut de gamme, alors qu'au milieu de gamme D80/200 tiennent encore bien la route.
Autrement dit, la vie est moins tranquille pour leur grand copain
Ensuite, savoir si nous avons besoin de tout ça ou pas est une excellente question. Perso, si je devais faire la liste de ce qu'il me manque [vraiment] sur le D50, je dirais : de la réactivité, un viseur, un AF couvrant une zone plus large et plus rapide. Besoin d'un D300 pour ça ? Non, assurément pas. Un D200 ? Oui, il me comblerait.
Mais je suis une "marketing victim"
...enfin... pas encore certain... finalement, le D300 me fera peut-être bénéficier du destockage du D200, je n'ai pas encore décidé... ça dépendra du "contact" avec l'objet

... parceque la photo est avant tout un plaisir, pas un gagne pain, et le plaisir passe [aussi] (surtout ?) par le "contact"
