Pour ma part, j'essaie de l'avoir au maximum, mais malheureusement ce n'est pas tous les jours évident, surtout les jours où je travaille.
Et puis, que je bosse ou pas, ça pèse son poids ce matos !
Quel crève-cœur quand je dois faire une sélection d'un objectif, deux maxi, en particulier quand je pars en randonnée !
Mais quand on n'a pas son appareil, arrête-t-on de faire des photos pour autant ?
Pour ma part, depuis quelques années, c'est comme si j'avais un viseur devant l'œil. Déjà, mon regard s'affûte, je suis beaucoup plus attentif à ce qu'il y a autour de moi, je remarque des détails que je ne soupçonnais pas auparavant. Et ces détails, je me surprends parfois à les "mettre en boîte". Mon domaine de prédilection est le paysage, mais j'essaie toujours d'imaginer ce que pourrais donner une photo quand ce que je vois me plait. Et parfois, si je n'ai pas l'appareil, je le regrette; sinon, je le sors
Mais il n'y a pas que cela, il y a aussi d'autres sujets dont je me dis "tiens, pourquoi pas ?"
Et puis, sans appareil, je pense à d'autres paramètres, à commencer par la lumière, me demandant si c'est valable ou pas, et, si je devais revenir, quand aimerais-je le faire. A d'autres moments, je me dis que j'aimerais, mais que j'aurais bien du mal à réussir la photo.
Pour le cadrage, à un moment j'avais toujours sur moi une diapo vide, dans la poche; ainsi, je pouvais la mettre devant l'œil et imaginer le cadrage
Je dois dire aussi que ce que je vois sur le forum, que ce soit de belles photos ou des critiques, me marque, et j'y repense, même sans l'appareil; "ah non, pas de regret, ce détail ferait que cela ne pourrait pas bien rendre".
J'aimerais que tout cela devienne vraiment des automatismes au moment où j'ai mon appareil, que toutes ces critiques, reçues, lues, me servent "instinctivement" et avoir finalement à penser, au moment de la prise de vue, à un minimum de chose en plus de la composition.
Mais finalement, avec ou sans appareil, je pense photo, je vois photo... C'est grave, docteur ?





