Un an.
Aujourd'hui, je fête un anniversaire. Un an d'ozizos.
Tout à commencé avec les ozizos d'un après-midi pluvieux, à l'automne 2007. Ceux-là qui m’ont fait transpirer d’impéritie, ignorants parmi les ignorants. Ceux-là qui m’ont arrêté net, les neurones erratiques. Un « anticonstitutionnellement » que l’on entendrait en maternelle, à l’heure des « M comme Maman » et des « P comme Papa ». Un Saint-Pierre mal éveillé qui vous plongerait au cœur d’un Enfer de Jérôme Bosch.
Et puis il y a eu les ozizos nocturnes, synapses crépusculaires. Ceux-là qui manquent de changer une grand-mère en loup. Des ozizos à vous faire rêver d’un D40 à la place d'un D3. Des ozizos qui frappaient aux portes d’une Bastille capitale, une matinée de 1789. La fin d’un monde, un Christophe Colomb que l’horizon intrigue.
Et ont finalement émergé les ozizos matinaux. Ceux-là que l’on préfère oublier, définitivement. Un Gainsbarre murmurant à l’oreille d’une Whitney Houston effarée « Tu veux les voir mes ozizos ? ». Un lendemain de cuite sans alcool. Entre stupeur et incompréhension, le regard fuyant à l’idée d’une nouvelle rencontre.
Un an à courir après ces ozizos que je n’ai jamais pu cerner. Un an à éplucher des pléiades de Georges Perec, à chercher vainement un sens à ce néologisme kafkaïen. Difficile de traduire mon dérobement intellectuel à la lecture d’un test photo s’enorgueillissant d’une réflexion à l’égard de ces ozizos, alors même que pétri d’une assurance décisive trois lignes plus tôt.
Et puis, enfin. Un affrontement de plus, à l’orée d’un forum, armé pour livrer défaite. Forts de leur triomphe, c’est en grands seigneurs que mes adversaires ont cessé bataille.
Ozizos. OZ-IZOS. Le magicien des sensibilités, l’enchanteur des lumières.
Hauts ISO, tout ça pour ça.
Alors, par clémence, par ironie ou par compassion, amis nikonistes, ces ozizos bénéficieraient-ils d’un droit au logement opposable, à la chaleur bienveillante de notre demeure lexicale ?






