Sujet: Nouveau reflex professionnel Nikon : D4

Modérateurs: Modérateurs, Rédacteurs

Sujet verrouillé

Nouveau reflex professionnel Nikon : D4

par lincal » Vendredi 06 Janvier 2012 7:19

Image

Nikon annonce son nouveau reflex professionnel : le D4

Image

Le nouveau D4 affiche les caractéristiques annoncées par Nikon pour l'évolution du fer de lance de sa gamme : la vidéo d’abord Full HD, qui n’était pas encore l’apanage des modèles pros de la marque, la connectique ensuite, particulièrement riche, un nouvel autofocus qualifié de « meilleur du marché », une mesure de la lumière qui se veut encore plus précise.

Image

Les caractéristiques techniques sont particulièrement attrayantes :
    Capteur : Cmos 36 x 23,9 mm, 16,2 Mpxl
    Format : 3/2
    Protection du boîtier : Tropicalisé
    Stabilisateur : Non
    Antipoussière : Oui
    LiveView : Oui
    Définitions maximales : [FX] 4 928 × 3 280 [DX] 3 200 × 2 128 [16/9] 4 928 × 2 768
    Vidéo : 1080p (24, 25, 30 im/s, H.264)
    Sensibilités : Auto, 100 - 12 800 Iso (extensions à 50, 25 600, 51 200, 102 400 et 204 800 Iso)
    Bracketing sensibilité : Oui
    Formats de fichiers : Jpeg, Raw, Raw + Jpeg, Tiff, Mov
    Espace de couleurs : AdobeRVB, sRVB
    Monture : Nikkor AF
    Coefficient multiplicateur : 1x
    Mise au point auto. : Détection de phase en visée reflex ; détection de contraste en visée LCD
    Zones de mise au point : 51 (15 en croix) ; sélection auto sur 51 ou 11 points
    Illuminateur AF : oui
    Mise au point : Automatique au déclenchement ou continue, AF dynamique sur 9, 21 ou 51 zones, suivi 3D, détection de visage
    Mode d’exposition : Programmé avec décalage, priorité vitesse, priorité diaphragme, manuel
    Mesure de l’exposition : TTL
    Plage d’exposition : -1 à + 20 IL (2-20 IL en ponctuel)
    Type de mesure : Matricielle 3D III sur 91 k zones, pondérée centrale (75 % sur cercle de 12 mm), moyenne, ponctuelle (1,5 %), sur collimateur actif
    Histogramme : Prise de vue et consultation (global et RVB)
    Compensation d’exposition : +/-5 IL par 0,3 ou 0,5 ou 1 IL
    Bracketing d’exposition : 2 à 9 vues (+/-3 IL par 0,3 ou 0,5 ou 0,66 ou 1 IL)
    Vitesse : 1/8 000 à 30 s
    Vitesse de synchro X : 1/250 s
    Rafales : 10 im/s avec suivi AF (200 Jpeg ou 105 Raw sur carte XQD), 11 im/sans suivi
    Retardateur : 2, 5, 10 ou 20 s
    Balance des blancs : Auto, préréglée (12), mesurée (4), 2 500 à 10 000 K, ajustement fin
    Bracketing balance des blancs : 2 à 9 vues
    Réglages divers : Picture Control : couleur, contraste, luminosité, accentuation, teinte
    Prise flash : Griffe, prise synchro X
    Contrôle du flash : iTTL
    Flash intégré : Non
    Visée : Reflex optique par pentaprisme (100 %), grossissement 0,7x, dégagement oculaire 18 mm
    Moniteur : LCD 3,2 pouces, 920 kpts
    Écran LCD de contrôle : 2
    Modes d’affichage : Zoom, index (4, 9 et 72 vues), indicateur surexposition, diaporama
    Stockage : CompactFlash (jusqu’à UDMA 7) et XQD
    Interfaces : Hi-speed USB, mini HDMI, micro stéréo, casque, port Wi-Fi, accessoire (télécommande, GPS...) flash, Ethernet RJ-45
    Configurations utilisateur : NC
    Touches personnalisables : NC
    Divers : Bracketing au flash, surimpression
    Télécommande : Opt.
    Logiciels : Nikon ViewNX
    Accessoires fournis : Accus et chargeur, bandoulière, 1 câble USB, 1 câble audio/vidéo, 1 protège moniteur
    Alimentation : Un accu Li-Ion 11,1 V/2 000 mAh
    Dimensions : 160 x 156,5 x 90,5 mm
    Poids : 1 340 g (avec XQD et accu)


Image

Nikon insiste sur un flux de production optimisé qui s’adresse résolument aux professionnels. Elle met en avant la faculté d’ajouter des données IPTC dès la prise de vue. Définies lors de la configuration de l’appareil ou mieux, sur l’ordinateur (IPTC Preset), puis injectées par carte mémoire interposée. Elle a doublé le port Ethernet RJ45 par une prise Wlan dédiée au nouvel adaptateur Wi-Fi WT-5 pour maximiser les options de transfert sur le terrain, exploiter en temps réel les images et les diffuser rapidement. Elle a survitaminé le boîtier, avec un obturateur de course, une mémoire tampon importante et l’usage de la nouvelle carte XQD, pour atteindre indique-t-elle des rafales d’une longueur de 200 Jpeg ou d’une centaine de Raw.

Image

Boîtier pro oblige, la fabrication est réalisée en magnésium, chambre incluse. Le grip d’alimentation intégré offre un doublement des commandes – incluant le nouveau joystick de pilotage des collimateurs de l’autofocus -, pour que la tenue verticale soit aussi ergonomique que l’usage en mode Paysage. On retrouve la disposition des commandes chère à Nikon, avec le fameux trèfle (flash, bracketing et mesure d’exposition ) qui surmonte la couronne des cadences (vue par vue, rafale, mode silencieux, retardateur). Plus deux LCD de contrôle. Au dos, les touches sont rétroéclairées (une fonction qu’Olympus avait inaugurée avec le reflex E-620). L’afficheur LCD principal, non orientable, est marginalement plus grand qu’à l’accoutumée, avec 3,2 pouces. Son gamut s’est élargi et son immunité aux réflexions provient du remplacement de la lame d’air séparant le LCD du verre protecteur par de la résine.

La visée à 100% s’appuie sur un pentaprisme et un nouveau verre de visée, le BriteView Clear Matte Mark VIII, plus fin pour le contrôle de la mise au point. Elle offre des recadrages aux formats 1,2x (30 x 20 mm), DX (24 x 16 mm) et 5:4 (30 x 24 m). Curieusement, le format 1 :1 est absent. Le quadrillage est facultatif et l’horizon virtuel emploie les collimateurs AF pour l’axe horizontal, et l’échelle du correcteur pour l’axe vertical.

Le capteur Cmos de plus de 16 Mpxl a été conçu par Nikon. Il est plus économe en énergie et c’est tant mieux, car la capacité de l’accu est passée à 2 000 mAh, comparés au 2 500 mAh du D3s.

L’armature informatique du D4 s’appuie sur l’Expeed 3 qui désigne à la fois le processeur de traitement et l’électronique embarquée. Elle travaille sur 16 bits, dispose d’une imposante mémoire tampon interne et gère tout : le D-Lighting, la nouvelle fonction HDR fusionnant deux photos, la réduction du bruit, le système de reconnaissance de scène, l’autofocus, les traitements vidéos. La reconnaissance de scène n’a rien à voir avec le mode d’exposition automatique évolué des compacts. Elle concerne l’analyse de l’image, à partir du nouveau capteur RVB de 91 000 zones qui permet au D4 de localiser le sujet, avec plus de finesse que le D3s, et de le suivre dans ses mouvements. Elle évalue aussi l’exposition et la balance des blancs, cette dernière bénéficiant d’un nouveau mode évitant la neutralisation trop poussée des teintes chaudes. Ce capteur dédié permet, en raison de sa définition élevée (1 005 zones seulement sur le D3s), la détection de visage en visée optique (une première !) et fournit des données au système autofocus, pour l’aider à choisir le bon collimateur, modifier le point selon les mouvements.

L’autofocus utilise toujours le module Multi-CAM 3500 FX, qui a évolué en termes d’acquisition en basse lumière (-2 Il). Même si Nikon indique avoir optimisé les options de l’AF dans le menu, il en reste quand même beaucoup, l’une d’entre elles gérant (comme chez Canon), la bascule du collimateur choisi selon l’orientation de l’appareil (la zone d’AF restera par exemple toujours à gauche).

Image

La vidéo a fait un bond fonctionnel spectaculaire, avec la Full HD à toutes les cadences attendues (24, 25 et 30 im/s), avec un autofocus permanent. Les prises micro et casque, l’affichage de vumètres pendant le filmage, la faculté d’ajuster l’ouverture en temps réel par 1/8 d’IL (mode Power Aperture), tout cela montre combien Nikon a dû été chagrinée d’entendre parler de l’EOS 5D Mark II chaque fois que l’on faisait état de l’usage d’un reflex en vidéo professionnelle ! Mieux, le D4 alimente la sortie HDMI par un signal vidéo direct, en 4:2:2 (deux fois plus d’échantillons numériques pour la luminance que pour la chrominance), facilement transformable en ProRes (standard vidéo 4:2:2 non compressé, développé par Apple). Cela sans limite de durée, permettant l’enregistrement sur un matériel externe. Si le stockage passe par la carte mémoire, la durée est alors limitée à 29’59’’ par séquence, pour éviter la taxe européenne d’importation appliquée aux matériels sans limitation de durée d’enregistrement.

Des options de recadrage sont proposées : FX, DX et 2,7x, cette dernière n’employant que 1 920 x 1 080 pixels centraux du capteur. Nikon indique avoir travaillé sur l’aspect qualitatif, notamment au niveau de l’indésirable rolling shutter. De plus, le logiciel Camera Control Pro, dans sa version deux, est compatible avec la capture vidéo.


On attend maintenant avec impatience la confrontation avec son rival annoncé, le Canon EOS-1D X, dont le point commun est la volonté de faciliter le flux de production professionnel, avec cependant 2 approches assez différentes concernant l'autofocus.
Et il y a aussi l’épreuve du prix, puisque le D4 sera vendu 5 799 € le 16 février.

Le topic général pour discuter de ce nouveau boitier est ici.

Photos: 4641
lincal

Membre VIP
Membre VIP

Messages: 49292

Inscription: 24 Nov 2008

Localisation: Toulouse

Boitier 1: - Nikon D810

Boitier 2: - Nikon D700

Boitier 3: - Nikon D2Xs

Objectif 1: - Nikkor 24-120mm f/4G ED AF-S VR

Objectif 2: - Nikkor 16-35mm f/4G ED VR II AF-S

Objectif 3: - Nikkor 35mm f/2 D

Objectif 4: - Nikkor 50mm f/1.4D AF

Objectif 5: - Micro-Nikkor 105mm f/2.8G AF-S VR IF-ED

Objectif 6: - Nikkor 70-200mm f/2.8G ED AF-S VRII

Flash 1: - Nikon SB-900

Amicalement, Christophe

:new: Mes photos ici : Tofographies :new:
:photo2: Formations Photo Toulouse
:new: Séjours Photo
Sujet verrouillé

Poster une réponse

Citer la selection
 

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 2 invités

cron