et c'est aussi une raison de photographier les gens, la rue, ce que certains appellent photos volées, ce qui m'insurge. Voler c'est prendre quelque chose que la visctime du vol n'aura plus. Prendre une photo, c'est la multiplier, c'est lui donner une continuité historique, pas comme individuo particulier, mais comme un être humain, à la fois anonyme et représentatif d'une population, d'une civilisation, d'une époque ou d'un contexte.
Que seront les villes lorsque nous serons plus là ? Que seraient ces vieilles cartes postales du début di siècle passé sans les gens qui y apparaisent ? Qui parlera de nous, lorsque nous serons morts, sinon les photos ?
Je pense mettre dans ce fil mes photos urbaines, témoignages de personnes qui y vivent, ou qui y sont passé, et qui y laissent ainsi leur trace, non comme une effluve qui se dissout dans l'air, mais comme un souvenir graphique.
Je voudrais commencer par un montage photo. Dans le temps, le film Alien s'accompagnait d'une affiche dont le texte était : "dans l'espace, personne ne peut vous entendre crier". Moi je crois qu'il en va de même dans la foule, plus il y a de gens, et plus on peut être seul. Dans la foule, personne ne peut entendre tes cris.
Le montage est en HR, il est indispensable de brancher le son pour entendre la musique de Bagdad Café, I'm calling you.
d'autres photos un autre jour.








