par
Audrey-L
» Vendredi 13 Avril 2012 14:55
Salut à tous !
Chose promise, chose due !
Voici mes quelques notes prises pendant la formation Aguila sur la mesure de la lumière. J’ai peut-être mal noté ou oublié des choses, donc n’hésitez pas à proposer des corrections / compléments et j’éditerai mon post !
1. Les types de lumières :
Il existe plusieurs types de lumières, distinguées selon leur origine et leur direction :
- Naturelle /Artificielle
- De côté, de face (derrière le photographe), contre jour (façe au photographe et derrière le sujet) et du dessus
Il est toujours préférable d’éviter les lumières provenant du dessus car elles « aplatissent » tous les reliefs et sont plus dures.
Les lumières provenant de côté (tôt le matin ou avant le coucher du soleil), au contraire, favorisent les ombres longues et mettent en valeur les reliefs.
-> Pour les paysages, il vaut mieux privilégier les lumières rasantes qui font ressortir les ombres (il faut savoir se lever tôt !)
-> Pour les villes modernes avec des bâtiments très hauts, les lumières presque verticales sont intéressantes car elles permettent d’éclairer les rues qui ne sont pas Est-Ouest (celles-ci étant éclairées par le soleil levant ou couchant)
-> Pour certains bâtiments, le contre jour peut être intéressant, mais il vaut mieux se placer dans l’ombre et « privilégier » l’ombre, quitte à brûler un peu le ciel
2. La mesure de la lumière
L’appareil est capable d’analyser la lumière de 3 façons différentes :
- Matricielle
- Centrale pondérée
- Spot
Il est important de savoir que les boitiers sont conçus pour « penser » que la zone sur laquelle on leur demande de faire la mesure est toujours « gris neutre (18%) en moyenne » (en équivalence N&B).
Par exemple, si la mesure est faite sur de la neige blanche, le boitier pensera qu’elle est en fait grise, et essaiera donc de sous-exposer pour qu’elle apparaisse grise.
Au contraire, une mesure faite sur un endroit très sombre entrainera une sur-exposition de la scène.
La mesure matricielle permet de mesurer la lumière moyenne dans l’ensemble de la scène qui va être photographiée : l’appareil découpe la scène en une cinquantaine de zones, les mesure individuellement et fait ensuite une moyenne. Les paramètres (sensibilité, ouverture, vitesse,… en fonction du mode choisi) seront adaptés pour que cette moyenne corresponde à un gris neutre sur la photo finale.
La mesure centrale pondérée est effectuée au centre du cadre, sur une zone moyennement étendue (la taille peut être réglée dans les menus).
La mesure spot est faite, par défaut, sur le collimateur autofocus sélectionné (elle peut aussi être faite systématiquement au centre – cf. menus). La zone mesurée est plus petite que dans le cadre de la mesure centrale pondérée (sa taille peut aussi être réglée dans les menus).
La mesure matricielle peut être utilisée dans la majeure partie des cas, quand les valeurs claires et sombres sont bien réparties ou que l’image comprend beaucoup de tons moyens.
La mesure spot, au contraire, doit être utilisée quand il est nécessaire de faire ressortir un point particulier (par exemple, un visage sombre dans un lieu assez clair) ou de « compenser » une scène globalement trop claire ou trop sombre, c'est-à-dire « non gris neutre en moyenne » (par exemple, dans le cas d’un coucher de soleil qui serait surexposé avec une mesure matricielle ou d’une montagne enneigée qui serait sous-exposée).
Cette mesure spot peut être faite sur un point de la scène (collimateur servant à faire l’AF) ou en utilisant le bouton de mesure de la lumière AF-L (à paramétrer dans les menus – peut garder en mémoire jusqu’au déclenchement, ou un certain nombre de seconde, ou si on garde le doigt sur le bouton).
Voici des éléments gris neutre (en équivalence N&B) pouvant être utilisés pour des mesures spot. Attention, ces éléments doivent être éclairés par la même lumière que le sujet de la photo ! :
- La paume de la main (pour une personne à la peau blanche)
- Ciel bleu
- Nuage gris dans un ciel très clair
- Bitume (route)
- Une zone d’ombre dans une scène très claire (comme de la neige)
- Pour un soleil couchant, une zone orangée de ciel pas très éloignée du soleil ou les nuages illuminés par le soleil (le soleil lui-même est trop clair)
Il existe aussi des cartes ou des casquettes gris "18%" mais ces accessoires sont le plus souvent totalement inutiles.
3. Balance des blancs
Ce sujet a été très peu abordé lors de la formation.
En lumière du jour, il est préférable de toujours rester sur 5560K. Cela permet de conserver toujours la même BdB et donc de pouvoir comparer les différentes lumières au cours de la journée (notamment lever / coucher du soleil qui sinon, serait interprétés comme trop rouges et donc corrigés automatiquement).
Il ne faut pas oublier de repasser en « balance des blancs auto » en entrant dans des lieux éclairés artificiellement.
La fin de la formation a porté sur l’étude de photos que les participants avaient apportées.
Le photographe a fait des remarques sur les éléments techniques (flou non souhaités, exposition), les cadrages et l’intérêt du sujet.
Si certains veulent poster ici leurs photos et les commentaires du « prof », cela pourrait être intéressant !
En espérant que ce compte-rendu vous sera utile…
Bonne journée à tous,
Audrey