Jean-Gérard, oui, c'est vrai que le fond fait partie de l'environnement du "streeteur"...mais sur une photo, le problème se pose autrement à mon avis. Il y a l'environnement proche du "surfeur" et ce que j'appelle le fond. Sur la 3 par exemple, le fond est mieux géré.
Un oiseau, un mammifère, (qui sont autrement plus difficiles à photographier que des "surfeurs"...c'est souvent du one-shoot et basta), sont aussi photographiés dans leur environnement. On essaie par tous les moyens de les mettre en valeur en travaillant sur les fonds afin que ceux-ci ne perturbent pas le sujet principal.
En faisant un choix vitesse/diaphragme, il y a de quoi faire.
Les photos sont sensiblement toutes prises à même hauteur d'homme. En se baissant, s'allongeant, en cherchant des angles de vue plus originaux, l'ensemble aurait-été plus dynamique. Et des éléments parasites éliminés. Par exemple sur la une, une prise de vue de profil aurait mieux montré la figure, et les rollers sur l'arrête du support.
Je constate que c'est le même surfeur shooté à des endroits différents. Je pense que photographe et sujet sont de connivence. Ce ne sont pas des photos faites inopinément, d'où possibilité de shooter...de shooter et reshooter...pour faire des essais. C'est pour ça que la technique du filé ou travail de fill-in au flash, permet d'avoir des fonds/sujets intéressants. Ce sport ou activité, génère des images vivantes, décalées, très originales, ce que je ne sens pas encore ici. Ceci dit ça reste un bon début.
