Tout dépend de toi, si l'on te perçoit comme un voyeur, comme quelqu'un qui se veut à l'extérieur, regarde ce que fais lechove, il ne semble pas éloigné des inconnus qu'il photographie ...
Le fait également de raccourcir la distance ( utilisation de focale courte) améliore la confiance et l'échange entre personnes ...
C'est exactement ça.
On peut prendre des photos en étant en dehors du monde photographié, ou bien en faisant partie de ce monde.
Dans le premier cas, on essaie de passer inaperçu, avant, pendant et après la photo.
Dans le deuxième cas, au contraire, on fait en sorte d'être perçu comme un de plus.
Quand on est près et qu'on utilise une focale courte, il est difficile de ne pas être sensible aux gens, car on est à distance du toucher.
Qui plus est, on est peu mobile, on observe beaucoup, on se laisse voir.
L'empathie c'est aussi de sentir qui peut être dérangé, et qui va apprécier le rapport avec les autres, fut ce un photographe dans la rue.
Demander la permission avant la photo ? Moi pratiquement jamais. Je ne suis pas intéressé par une pose d'un inconnu dans la rue, ce que j'obtiendrais si j'avisais.
Je préfère être un témoin de mon temps, j'enregistre sur la carte les mêmes images que j'aimerais conserver dans ma mémoire.
En fin de compte, qui parlera de nous lorsque nous serons morts ?
LES IMAGES: Les images anonymes qui raconteront qui nous étions et comment nous vivions. Non comme personne, mais comme société humaine.